Aujourd'hui vous pouvez observer les différentes étapes d'un dessin d'Eléonore.
La consigne de l'exercice: adapter un extrait de texte en dessin.
Eléonore a repris une phrase de la chanson "C'est quand qu'on va où?" de Renaud.
"l'essentiel à nous apprendre c'est l'amour des livres qui fait que tu peux voyager de ta chambre autour de l'humanité"
Avant toute réalisation de ce type, il faut bien visualiser ce que l'on veut dessiner. On commence donc par faire quelques esquisses rapides pour préparer le dessin final. Pour que le placement des
éléments ne soit pas improvisé, mais construit. En BD cette étape s'appelle le "découpage". De la même manière un réalisateur de films dessine d'abord brièvement l'action qu'il va filmer pour
vérifier que le résultat sera satisfaisant (on ne peut pas faire d'essais avec la caméra, car la pellicule coûte très cher). Le découpage en BD équivaut au story-board en cinéma.

Au début Eléonore voulait dessiner un personnage lisant un livre, entouré d'un monde imaginaire, comme plongé dans son propre livre... elle dessine alors le personnage bien confortable dans son
canapé... au milieu d'une forêt!

Après quelques nouvelles recherches, Eléonore décide d'ajouter des valeurs humaines à son dessin, elle rejette la forêt et la remplace par des symboles humains, des symbôles d'amour, de paix...

Au bout de quelques nouvelles recherches, Eléonore décide de symboliser la magie du livre par la magie d'un lieu: Venise. On y retrouve un masque, une gondole, les maisons vénitiennes... et
toujours le personnage lisant son livre au centre. c'est sa dernière apparition. L'image est bien construite, mais elle est plate, manque de pronfondeur les éléments nous font face. La sensation de
liberté y est du coup un peu faussée...

Voilà le résultat final, après des heures de travail, l'image est terminée. Eléonore s'essaye pour la première fois à la perspective à un point de fuite, l'utilisation du crayon est bien dosée, on
passe par pas mal de niveaux de gris et l'image est contrastée. Les éléments, plats au début prennent de la profondeur, le masque semble regarder la gondole et ne se contente plus de nous faire
face. Le lecteur a disparu? Non, il se trouve désormais sur la gondole, à votre place en se moment, en train de parcourir une des plus belles villes du monde lui appartenant à lui seul... Beau
boulot Eléonore!
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